Sans les électrolytes, les minéraux qui transportent la charge électrique, les piles et autres batteries au lithium n’existeraient pas. On leur doit de faire fonctionner beaucoup de nos appareils du quotidien, comme les télécommandes de télévision ou les appareils photo réflex, les manettes de jeux, les cigarettes électroniques et autres brosses à dents électriques. Problème, les électrolytes sont particulièrement inflammables.
Les piles ou les batteries, lorsqu’elles sont percées, surchargées ou exposées à des températures extrêmes, peuvent donc s’enflammer rapidement. Au centre de tri de Parçay-Meslay, par exemple, il n’est pas rare d’en voir passer parmi les milliers de tonnes d’emballages triées chaque année. A La Chaussée-Saint-Victor, on soupçonne ces objets d’être à l’origine de l’incendie qui a ravagé le centre de transfert des déchets recyclables de ValEco en mars dernier.
Par conséquent, pour protéger les agents et les infrastructures, certaines bonnes pratiques sont à observer : les piles et batteries sont à déposer en points de collecte (supermarchés, déchetteries…), les cigarettes électroniques sont à rapporter chez les vendeurs spécialisés, tout comme les cartouches de gaz et de protoxyde d’azote. Il en va de même pour tout type de déchet inflammable ou explosif.
Astuce
Explosif, inflammable, corrosif… Suivez les pictogrammes ! Inscrits en général au dos de l’emballage, ils indiquent les objets qui ne vont pas dans les ordures ménagères. Comme les piles et les batteries donc.
